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Pharmacologie cutanée

La partie « pharmacologie cutanée » du Centre d’Etudes et de Recherche sur le Tégument développé par le Docteur Safwat Makki pour les techniques utilisant les cellules de Franz et l’HPLC ; l'équipe apporte son expertise en pharmacie galénique, mais aussi pour les domaines concernant le relief de la peau, l’absorption percutanée, ou encore les méthodes analytiques.
Les méthodes mettant en œuvre la microdialyse et les bulles de succion, et/ou les procédés réalisés in vivo, sont sous la responsabilité du Docteur Patrice Muret.

Les principaux thèmes de recherche portent sur :

  • Absorption percutanée des médicaments ;
  • Absorption percutanée des constituants des cosmétiques ;
  • Diffusion cutanée des médicaments administrés par voie orale ;
  • Mesures in vivo et in vitro de médiateurs métaboliques ou pharmacologiques ;
  • Pharmacocinétiques sanguines et cutanées ;
  • Objectivation d’efficacité.


Technicité et appareillage

  • Cellules de Franz 

    Les cellules de Franz servent déterminer, ex vivo, la pénétration cutanée de substances exogènes ; cette technique mesure effectivement la vitesse de passage à travers les différentes couches de la barrière cutanée des molécules constituant le principe actif déposé à la surface de la peau. Une solution contenant la molécule à étudier est déposée dans la chambre dite « donneuse » du dispositif. La molécule diffuse ensuite à travers une membrane (la peau en l’occurrence) et est collectée dans la chambre dite « réceptrice ». En pratique, après avoir retiré le tissu adipeux (couche hypodermique), le fragment de peau est déposé sur une cellule de diffusion, appelée cellule de Franz. La face profonde du derme est en contact avec une solution réceptrice qui est censée remplacer le liquide interstitiel de la peau. Une solution contenant la molécule étudiée est déposée au-dessus de la peau. A intervalle de temps régulier, la solution réceptrice est prélevée afin de doser la molécule qui a traversé la peau dégraissée et une nouvelle solution lui est alors substituée.
    Le dosage de substances présentes dans la phase réceptrice prélevée permet de déterminer soit la quantité de molécules ayant traversée la peau, soit le flux (en nanogramme/cm²/heure).

  • Bulles de succion

    Le test de bulles de succion est réalisé pour évaluer les corrections effectuées par la peau suite à des défauts (évaluation de la cicatrisation dans le cas le plus courant).
    Le principe est d’induire par pression négative la formation d’ampoules intra épidermiques, permettant de soulever l’épiderme ; après découpe du toit des bulles, les produits à tester sont placés sur le derme à nu. Les observations faites permettent d’une part d’apporter des précisions quant à la physiologie et à la pharmacologie de la peau (ex : ré-épithélisation), et d’autre part d’analyser les éléments constituant les ampoules et les fluides qu’elles contiennent.

  • HPLC (High Performance Liquid Chromatography)

    La chromatographie liquide à haute performance est une technique permettant de séparer les molécules d’un composé.
    Le principe de la méthode est de séparer des composés (phase liquide) qui progressent à travers une colonne contenant une phase stationnaire ; les affinités physico-chimiques (taille, polarité, hydrophilie, …) des molécules avec la phase stationnaire permettent de les différencier (temps de rétention différents).
    L’HPLC est une technique couramment utilisée pour quantifier des substances cutanées endogènes et/ou exogènes collectées par microdialyse ou cellules de Franz (Tableaux III.1 et III.2). Ces listes non exhaustives montrent que l’HPLC est une des techniques de choix pour doser les substances faiblement concentrées dans les échantillons de microdialyse cutanée et de cellules de Franz.

  • Microdialyse in vivo et in vitro

    La microdialyse est une technique permettant -outre l’exploration d’organes tels que le foie, les muscles, les poumons, la peau, les gencives, les yeux, les os ou encore le cœur- l’étude de l’espace extracellulaire cutané in vivo.
    Le principe de base de ce système est simple : une fibre semi-perméable (perméable à l'eau et aux petits composés), introduite dans un tissu, va récupérer la molécule recherchée selon un gradient de concentration. Cette fibre est connectée à une micro-pompe, ce qui permet une perfusion à un débit défini d'un liquide physiologique. Le liquide de perfusion, lors de son passage au niveau du tissu ayant reçu la fibre, s'équilibre de part et/ou d'autre de la fibre semi-perméable. Cet échange se fait selon un gradient de concentration, la molécule étudiée passant du milieu le plus concentré vers le milieu le moins concentré. L'échange peut donc se faire du liquide de perfusion vers le tissu ou du tissu vers le liquide de perfusion.
    L’intérêt de la microdialyse par rapport aux autres techniques existantes est de permettre de monitorer de façon continue (durant plusieurs heures ou plusieurs jours) le fluide extracellulaire d’un tissu spécifique, en travaillant dans des conditions stériles, le système constitué par la sonde et la membrane formant un système liquidien clos. La microdialyse permet d'extraire les substances chimiques contenues dans le fluide extracellulaire sans extraire de liquide et fournit un moyen d'introduire des substances sans injecter de liquides.
réalisation amenothès conception